Théâtre de rêve au Capitole : des virtuoses en symbiose

Virtuosité, précision chirurgicale, rapidité d’exécution, Dream Theater leur a encore une fois rempli les oreilles avec la tournée samedi lors de leur passage au Capitole de Québec distance dans le temps.

Un Capitol qui affiche complet pour cette autre visite de l’équipe américaine. Il s’agissait d’un retour dans la salle de spectacle du Vieux-Québec depuis sa visite en avril 2016.

Quel plaisir d’assister à un spectacle de cette ampleur dans une salle de cette taille. Un pur délice pour les fans.

Fidèle à lui-même, le quintette de rock progressif a livré des milliers et des milliers de notes. Il serait intéressant d’avoir des statistiques précises à ce sujet. Ça doit être énorme.

Vêtus tout de noir, James LaBrie, Mike Mangini, John Myung, John Petrucci et Jordan Rudess sont apparus sur les panneaux, rappelant la diffusion d’images de vaisseaux spatiauxentreprise de Star Trek et un robot.

La foule exprime rapidement son bonheur et Dream Theater commence à décoller Ange délié de l’album distance dans le temps.

Le chanteur James LaBrie fait des signes de victoire avec ses mains et attrape le microphone, sur lequel une main repose un crâne humain.

La nuisance sonore est puissante. La qualité sonore est au rendez-vous dès le départ et le mur de décibels utilisé est, comme toujours, imposant et impressionnant.

John Myung doigte sa basse six cordes et les sons produits, couplés à ceux de la batterie de Mike Mangini, traversent les corps.

Des musiciens exceptionnels

L’exécution culminera pendant cette période tomber dans la lumière et surtout pendant le match En présence d’ennemis partie I, où John Petrucci ordonne une descente rapide sur sa six cordes. Le guitariste prend ensuite le temps d’observer la foule et de dialoguer avec le public.

La force de Dream Theater réside dans quatre musiciens extraordinaires. Certains des meilleurs dans leur domaine.

Pauvre James Labrie, qui a la tâche difficile, presque impossible, d’atteindre un niveau de musicalité incroyablement élevé. Le chanteur canadien a bien réussi dans l’ensemble.

De retour de pause, Dream Theater s’est jeté dans le plat principal de la soirée avec l’album complet Metropolis Partie 2 : Scènes d’un souvenir, qui fête ses 20 ans cette année.

L’album concept a été élu meilleur disque de rock progressif de tous les temps par le magazine en 2012. Pierre roulante, raconte l’histoire du voyage d’un homme à travers ses vies passées.

Dès les premières notes de cette fresque musicale de 77 minutes, les gens montent au sol pour communiquer avec les musiciens. Nous connaissons et chantons les paroles.

Mis à part quelques passages “prog” supplémentaires, Dream Theater propose une prestation très rock et très métal. Les rares moments de vol stationnaire étaient immédiatement suivis de fortes rafales sonores. Ce n’était pas, dirons-nous, mauvais tout le temps dans le Piton.

Avec deux heures et demie de virtuosité, après les passages de Muse et Kiss, Dream Theater a clôturé une formidable semaine musicale. Et nous avons eu une gifle cette fois.

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