Quatre nouveaux films en salles cette semaine

L’HOMME DU NORD ★★★★★
Réalisé par Robert Eggers. Avec Alexander Skarsgård, Nicole Kidman, Claes Bang, Anya Taylor-Joy, Ethan Hawke, Björk, Willem Dafoe. 16 cert, libération de gène, 137 min
Eggers suit La sorcière et Le phare avec un drame viking qui rappelle Hamlet. Peu de réalisateurs d’art et d’essai peuvent étendre leur esthétique avec un budget double de celui du film Michael Bay de la saison. Mais Eggers a vraiment obtenu 90 millions de dollars, et The Northman, tourné principalement en Irlande, est tout aussi net et maladroit que ses films précédents. L’attention portée aux détails historiques est rigoureuse. L’immersion du surnaturel dans l’hyperréel sanglant est captivante. Skarsgård montre son physique. Kidman tire le meilleur parti d’une mère injustement traitée. Revue complète courant continu

LA CITÉ PERDUE ★★★☆☆
Réalisé par Adam Nee, Aaron Nee. Avec Sandra Bullock, Channing Tatum, Daniel Radcliffe, Da’Vine Joy Randolph, Oscar Nuñez, Patti Harrison, Bowen Yang, Brad Pitt. Certificat 12A, libération de gène, 112 min

Channing Tatum et Sandra Bullock dans La Cité perdue.

Channing Tatum et Sandra Bullock dans La Cité perdue.

Considérez la bonne volonté extraite ici. Bullock (que même les morts adorent) joue le rôle d’une romance dans la jungle échouée mettant en vedette un Channing Tatum idiot (une présence bienvenue comme un cornichon sur du fromage). Qui n’aimerait pas voir la rédemption pour ces centaines de films où une star masculine plus âgée arrache à plusieurs reprises une jeune demoiselle des mâchoires d’un crocodile ? Malheureusement, The Lost City n’est pas à moitié aussi amusant qu’il le prétend. Les charmants acteurs jouent les uns avec les autres avec un enthousiasme maniaque, mais malheureusement le scénario manque un peu d’énergie. Supportable. courant continu

PETIT CORPS / PETIT CORPS ★★★★★
Réalisé par Laura Samani. Avec Céleste Cescutti, Ondina Quadri. Sortie limitée, 89 minutes

Celeste Cescutti en petit corps

Celeste Cescutti en petit corps

En 1900, une jeune future maman Agata (la notable Cescutti) verse son propre sang dans l’océan – selon la croyance locale – pour mieux protéger sa grossesse. Tragiquement, le rituel s’avère inefficace. Sa fille était mort-née et, selon la croyance catholique contemporaine, condamnée. Les chuchotements d’une église lointaine, donnant à son enfant juste le temps de respirer pour accomplir les rites de baptême, poussent la mère éplorée à se lancer dans un périlleux voyage contre la volonté de son mari. Drame folklorique magnifiquement réalisé et brillamment joué d’avant “l’italianisation” de l’Italie. TB

BÉNI ★★☆☆☆
Réalisé par Paul Verhoeven. Avec Virginie Efira, Lambert Wilson, Daphné Patakia, Olivier Rabourdin, Clotilde Courau, Charlotte Rampling, Hervé Pierre. Sortie limitée/VoD, 132 min

Virginie Efira dans Benedetta

Virginie Efira dans Benedetta

Verhoeven adapte la biographie de 1986 de Judith Brown, Immodest Acts: The Life of a Lesbian Nun in Renaissance Italy, une étude de la prétendue mystique Benedetta Carlini. Sacrés éclats ! Est-ce un gode en forme de Vierge Marie caché dans un extrait de la taille d’un vibromasseur dans une Bible ? La retenue cérémonielle qui définit les romans lesbiens traditionnels contemporains comme Carol et Disobedience est abandonnée ici avec, eh bien, abandon. Il est difficile de rendre compte du changement de ton abyssal avec lequel Benedetta saute du kitsch à l’horreur. Ajoutant au désespoir du spectateur, l’image est aussi assourdissante que provocante. TB

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