Peintures d’Anne Carney Raines inspirées de Las Vegas et de l’architecture des casinos

Pour elle, Las Vegas est un lieu de récréations et de copies caricaturales, des canaux du rez-de-chaussée de “Venise” aux jolies rues pavées de “Paris”. tous à température contrôlée et éclairés par une lumière artificielle constante. Dans sa nouvelle exposition à la Wilder Gallery de Londres, Pleasure Zones, Raines explore cette notion d’espace romancé pour évoquer simultanément des sentiments d’emprisonnement et de séduction. Elle construit des environnements complexes qui révèlent l’art de la peinture à travers le langage visuel du théâtre et de la scénographie.

Le titre de l’exposition vient de Learning From Las Vegas, le livre de 1972 de Robert Venturi, Denise Scott Brown et Steven Izenour qui a joué un rôle central dans le développement des principes architecturaux postmodernes.

© Anne Carney Raines



© Anne Carney Raines

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Ce travail historique envisage des endroits comme Las Vegas, Disneyland, des centres commerciaux et des jardins botaniques comme des “zones de plaisir”. Comme l’ont dit les auteurs, “la légèreté, la qualité d’être une oasis dans un contexte potentiellement hostile, un symbolisme accru et la capacité d’envelopper le visiteur dans un nouveau rôle sont au centre de l’imagerie de l’architecture des zones de plaisir”. Raines s’intéresse particulièrement à l’image de l’oasis comme zone cultivée ou bâtie qui offre une forme d’évasion aux membres de la société.

C’est un concept intrigant et magnifiquement présenté dans cette exposition. Dans l’ensemble, Pleasure Zones est un triomphe pour l’artiste montante, qui a été promue par la fille de Jay Jopling, Angelica Jopling avec Incubator 21, est un Bloomberg New Contemporary x2 et a également une exposition de groupe avec India Rose James à Soho Revue.

S’appuyant sur son expérience de peintre de scène, Raines construit des environnements complexes qui jettent un nouvel éclairage sur l’art de la peinture à travers le langage visuel du théâtre et de la scénographie. Son art explore la relation entre les espaces intérieurs et extérieurs ; Montagnes, jardins et arbres se succèdent dans une série de panneaux peints, de rideaux et d’ouvertures qui évoquent la mémoire collective des paysages.

© Anne Carney Raines



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© Anne Carney Raines

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De nombreuses œuvres de Pleasure Zones incluent des images de paysages, allant des jardins et des terres agricoles aux forêts et aux flancs des montagnes. Raines attire l’attention sur l’illusion de la “nature” et la relation médiatisée que nous entretenons avec le monde plus qu’humain. Beaucoup d’entre nous consomment plus souvent des représentations de paysages que de vrais; Nous vivons au milieu d’itérations et de versions artificielles d’écosystèmes, des zones de plaisir qui simulent parfaitement nos éléments préférés de l’environnement extérieur.

Les labyrinthes topiaires apparaissent comme des motifs récurrents tout au long du spectacle. Dans le jardinage des topiaires, la nature est soigneusement contrôlée ; Les arbres sculptés sont utilisés pour cacher et révéler les vues du paysage et manipuler la façon dont les visiteurs se déplacent dans un espace. Ils jouent un rôle similaire au sein des peintures, qui étonnent et réorientent continuellement le regard du spectateur. Les labyrinthes de Raines sont à la fois rêveurs et cauchemardesques, évoquant la peur et le fantasme contradictoires de se perdre.

Son œuvre s’inscrit fermement dans son contexte d’histoire de l’art et fait appel en particulier à la tradition de la peinture de paysage, dans laquelle les images de la “nature” sont construites selon des règles esthétiques avec une précision architecturale. Elle utilise également le trompe-l’œil, une forme de peinture qui se situe dans la zone grise entre les beaux-arts et les arts décoratifs.

© Anne Carney Raines



© Anne Carney Raines

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Par intérêt pour les qualités du médium de la peinture, Raines joue à plusieurs reprises avec l’artificialité et la planéité de la surface picturale. Elle crée des couches de peintures dans des peintures, se délectant du processus technique consistant à représenter une surface peinte plate au-dessus d’une autre surface peinte plate, brisant le quatrième mur à travers ses illusions métathéâtrales et invitant le spectateur à se perdre dans ses mondes fictifs.

Pleasure Zones est à l’affiche à la Wilder Gallery de Londres jusqu’au 1er avril 2022. Pour en savoir plus sur l’artiste, rendez-vous sur annecarneyraines.com.

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