des photos sublimes pour la Journée mondiale de l’environnement

En ces temps où la nature nous manque, le concours World Nature Photography Awards nous offre un moment d’évasion magique au cœur de la vie sauvage, parmi les orangs-outans de Bornéo, les renards secrets des forêts tchèques et dans les eaux cristallines de Hawaï.

Le rendez-vous audio de l’intelligence animale ! À retrouver toutes les deux semaines.

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Oubliez un instant le coronavirus, le couvre-feu et les tracas de la vie quotidienne. Le World Nature Photography Awards (WPNA) vient de dévoiler les gagnants de son concours photo annuel et les images sont d’une qualité exceptionnelle. Le premier prix a été attribué cette année au photographe canadien Thomas Vijayan pour son outang-outan grimpeur, tandis que le deuxième prix est allé à une photo envoûtante de renard dans une forêt tchèque. Au total, 37 photos ont été récompensées dans 13 catégories.

En plus de nous émerveiller, le World Nature Photography Awards participe aussi à la préservation de la Planète : tous les bénéfices du concours 2021 seront reversés à des associations luttant contre le changement climatique (Clean Air Task Force et Coalition for Rainforest Nations). De plus, un arbre a été planté pour chaque photo participante, précisent les organisateurs.

Premier prix général et catégorie Animaux dans leur habitat : orang-outan grimpeur

Difficile de croire que ce cliché a été réalisé sans trucage. Mais le photographe canadien Thomas Vijayan a dû se prêter à quelques acrobaties pour prendre cet orang-outan en curieuse position. « J’ai d’abord choisi un arbre poussant dans l’eau, de façon à avoir un effet de réflexion. Je suis ensuite grimpé dans l’arbre et j’ai attendu pendant plusieurs heures jusqu’à ce qu’un orang-outan passe par là », témoigne le grand gagnant du concours.

Deuxième prix Animaux dans leur habitat : renard mystérieux

Le renard roux est un animal méfiant par nature qui apprécie la tranquillité et la quiétude de la nuit pour sortir de sa tanière. Le photographe tchèque Vladimir Cech a réussi à capturer celui-ci passant sur un tronc d’arbre enneigé.

Premier prix Portrait animal : tigresse silencieuse

Ce tigre du Bengale se baigne dans un étang du parc national de Tadoba en Inde qui accueille de nombreux tigres, léopards, panthères, hyènes, ours lippus et antilopes. Ce parc est l’une des 47 réserves indiennes de tigres.

Premier prix Comportement animal catégorie oiseaux : l’envol du hibou

Le hibou Grand-Duc d’Amérique (Bubo virginianus) est le deuxième plus grand hibou d’Amérique après le Harfang des neiges. Il peut atteindre 1,6 mètre d’envergure pour un poids de 2,5 kg.

Deuxième prix Comportement animal catégorie oiseaux : troglodyte des îles

Ce troglodyte à bec court (Cistothorus platensis falklandicus) est endémique des îles Malouines (aussi appelées îles Falkland dans le monde anglo-saxon). Ce territoire situé à 400 km de la Terre de Feu accueille de très nombreuses espèces d’oiseaux marins.

Premier prix Personnes et Nature : plongée hawaïenne

Les eaux cristallines de Hawaï sont un paradis pour les plongeurs. L’archipel abrite de nombreuses espèces de poissons endémiques, comme le humu (baliste écharpe), emblème de l’État de Hawaï.

Deuxième prix Personnes et Nature : pétrel des mers

Le Pétrel de Hall vit dans les océans du Sud entre l’Argentine et l’Australie. Ce grand oiseau marin mesure jusqu’à 2,10 mètres d’envergure, soit presque autant qu’un albatros considéré comme le plus grand oiseau du monde.

Premier prix Plantes et champignons : cyprès dans la brume

Le sud-est des États-Unis compte de nombreux marais, lacs et bayous où de grands cyprès chauves émergent de l’eau. La photo a été prise depuis un kayak à l’aube brumeuse sur un lac à l’est du Texas.

Troisième prix Vie urbaine : coati des poubelles

Le coati est un mammifère proche du raton-laveur et très commun en Amérique du sud. Cet animal peu craintif n’hésite pas à s’aventurer en ville, attiré par les déchets alimentaires laissés dans les poubelles.

Premier prix Paysages et Environnement : mont Cavallazza

Les nuages s’étirent lentement au-dessus du mont Cavallazza, un sommet de 2.324 mètres situé dans les Dolomites, en Italie. Les premières gelées de l’hiver ont produit un paysage lunaire de roches et de glace d’une beauté fascinante.

Premier prix Noir & Blanc : grandeur de l’éléphant

Cette photo en noir et blanc fait ressortir toute la majesté du plus grand des animaux terrestres. Cet éléphant d’Afrique de 23 ans nommé Ulysse est l’une des mascottes du parc national d’Amboseli au Kenya en raison de ses défenses exceptionnellement longues.

Troisième prix Noir & Blanc : cornes de buffle

Ce buffle du Cap semble vous espionner depuis l’étang où il se tient au frais. Cet énorme herbivore peut peser jusqu’à une tonne et arbore une puissante musculature.

Découvrez les plus belles photos nature du concours BigPicture Natural World

Article de Céline Deluzarche publié le 16/05/2020

Avez-vous déjà aperçu un guépard en vol plané ? Assisté à l’accouplement de crapauds ? Plongé dans une forêt phosphorescente au milieu de champignons magiques ? Alors admirez ces photos de la nature comme vous ne l’avez jamais vue.

Le concours photo BigPicture Natural World organisé chaque année par l’Académie des Sciences de Californie, vient de dévoiler ses gagnants. Des scènes de nature stupéfiantes, à l’image du Grand prix, une boule de poils s’ébrouant dans la neige, ou de guépard saisissant une antilope en plein vol. Vie terrestre, monde aquatique, animaux ailés, flore et paysages, art de la nature, relations homme-animal et récit photographique : découvrez les plus beaux clichés de chaque catégorie.

Boule de neige

Pour obtenir ce cliché d’un lièvre de montagne (Lepus timidus) recroquevillé dans une tempête hivernale écossaise, Andy Parkinson a enduré des semaines de froid et de vent glacial. La seule espèce de lièvre indigène de Grande-Bretagne, en revanche, est tout à fait à l’aise dans ces conditions hostiles.

  • Prix : gagnant Grand Prix
  • Pays : Écosse

Vitesse et stratégie

Bien qu’il soit l’animal le plus rapide du monde, le guépard a parfois bien du mal à saisir les agiles impalas (Aepyceros melampus), qui peuvent zigzaguer à plus de 80 km/h. Dans la savane dépourvue de cachette, le moindre souffle de vent trahit la présence du prédateur. Le guépard a finalement réussi à faire trébucher sa proie, prouvant que la stratégie est parfois tout aussi importante que la vitesse.

  • Prix : gagnant catégorie vie terrestre
  • Pays : Kenya

Gouttes collantes

On dirait d’innocentes gouttes de rosée, mais ces petites perles de nectar sucré affleurant des épines rouges de cette Drosera intermedia constituent en fait un piège pour les insectes qui viennent s’y coller. La plante enroule lentement ses feuilles autour de lui, libérant des enzymes digestives qui la liquidifient.

  • Prix : finaliste catégorie flore et paysages
  • Pays : Botswana

Bain d’hippopotames

Le delta de l’Okavango attire chaque hiver tous les animaux sauvages des environs qui viennent s’y nourrir, boire et se rafraîchir. Les hippopotames passent une bonne partie de leur temps à moitié immergés dans l’eau. D’où cet impressionnant rassemblement de plus de 200 bêtes agglutinées dans la boue.

  • Prix : finaliste catégorie vie terrestre
  • Pays : Botswana

Rivière toxique

Le long du Río Tinto, dans l’ouest de l’Espagne, les eaux de ruissellement provenant de l’exploitation minière dans les environs de la Sierra Morena ont provoqué une acidification dramatique de l’eau avec une forte concentration de métaux lourds dissous. La pollution est si extrême que la Nasa a utilisé la rivière et les microbes résistants qui l’habitent comme un substitut des conditions de vie sur Mars.

  • Prix : gagnant catégorie art de la nature
  • Pays : Espagne

Massacre de chats

Rien qu’aux États-Unis, on estime que plus de 2 milliards d’oiseaux sont tués par des chats domestiques chaque année. Le photographe Jak Wonderly a ici photographié plus de 200 cadavres afin de montrer leur impact sur la vie sauvage. Pour protéger la faune indigène, certains pays dont l’Australie ont pris de mesures radicales, comme la construction de clôtures ou des campagnes d’éradication.

  • Prix : gagnant catégorie relations homme-animal
  • Pays : États-Unis

Partenaire collant

Dans les turbulences de la rivière du Lez, dans le Sud de la France, un crapaud commun mâle (Bufo bufo) s’accroche fermement à la femelle avec laquelle il est en train de s’accoupler. Celle-ci libère des milliers d’œufs nacrés et gélatineux, que le mâle enrobe alors de sperme.

  • Prix : finaliste catégorie monde aquatique
  • Pays : France

Gardiens de girafes

Vivant en harmonie avec la nature, le peuple Samburu a créé un sanctuaire pour réhabiliter les éléphants orphelins, ainsi que d’autres programmes de conservation qui bénéficient aux espèces menacées comme ici la girafe réticulée. « Ce sont ces communautés indigènes qui détiennent la clé pour sauver les grands animaux d’Afrique », assure Ami Vitale, l’auteur de cette série de clichés.

  • Prix : gagnant catégorie stories
  • Pays : Kenya

Forêt magique

Malgré l’aspect irréel de ces champignons, ces derniers, des lépiotes élevées (Macrolepiota procera) ne donnent pas d’hallucinations. Ils jouent en revanche un rôle essentiel dans l’écosystème, en créant un réseau de racines souterraines et en produisant de la matière organique.

  • Prix : gagnant catégorie flore et paysages
  • Pays : Grèce

Écrémage de l’étang

Durant la saison sèche, dans le parc national de Gorongosa à l’extrémité sud de la vallée du grand rift africain, les chauves-souris doivent parfois effectuer de longs voyages pour trouver des flaques d’eau ou des étangs pour s’abreuver. Une situation qui ne s’arrange pas avec le réchauffement climatique qui accentue la sécheresse.

  • Prix : gagnant catégorie animaux ailés
  • Pays : Mozambique

Buffet sur iceberg

Les icebergs poussés par les courants polaires dérivent et fondent lentement dans l’océan Antarctique, libérant des nutriments qui alimentent la croissance du phytoplancton. Ce dernier vient nourrir le krill, qui lui-même fait le bonheur des phoques crabiers. Les phoques passent leur journée à nager autour des icebergs, qui leur offrent à la fois de la nourriture et un abri.

  • Prix : gagnant catégorie monde aquatique
  • Pays : Antarctique

Les plus belles photos de la vie sauvage

Article de Céline Deluzarche publié le 26/03/2020

Le site Nature TTL vient de dévoiler les gagnants de sa compétition annuelle du meilleur photographe de l’année. Animaux étonnants, somptueux paysages, insectes en macro et instants magiques de vie sauvage : découvrez les gagnants et les meilleurs clichés de ce concours international.

Plus de 7.000 clichés issus de 117 pays étaient cette année en compétition pour le concours du meilleur photographe nature de l’année, attribué par le site Nature TTL, spécialisé dans le conseil aux photographes amateurs et professionnels. Le Français Florian Ledoux, désormais un habitué des prix photographiques, remporte le titre du meilleur photographe de l’année 2020 avec son cliché de phoques vus par drone. Il décroche également le 1er prix de la catégorie Vie sauvage. Découvrez tous les gagnants et les meilleures photos des autres catégories (Paysages, Macro et Jeune photographe).

Gagnant général et 1er prix catégorie Vie sauvage : Au-dessus des phoques crabiers

Se reposant au calme après un bon dîner nocturne, les phoques crabiers du Français Florian Ledoux ont été filmés par un drone Phantom 4 Pro+. Ce cliché a été sélectionné pour illustrer la fonte de l’Antarctique et le mode de vie des phoques devant s’adapter à cette réalité. De plus en plus utilisé par les photographes de nature, le drone est cependant à manier avec précaution afin de ne pas perturber les animaux.

2e prix catégorie Vie sauvage : Le départ du hibou

Ce bébé hibou pointant le bout de son nez à la fenêtre d’une maison a visiblement effrayé un couple de choucas, qui a commencé à effectuer des descentes en piqué sur lui. Tout étonné par ce manège, le petit hibou ne semble pas vouloir rentrer, à la grande satisfaction du photographe Paul Holman qui a pu saisir à la fois le hibou et le reflet des choucas dans la vitre.

Récompensé catégorie Vie sauvage : Respiration

Dérangé par un intrus, cet ours brun émet un grognement, son souffle s’évanouissant dans la nuit froide et sans vent de la forêt. La Roumanie compte aujourd’hui près de 9.500 ours bruns, une population multipliée par 10 depuis les années 1950 et qui commence à faire polémique dans le pays.

1er prix catégorie Paysages : Jeu d’ombres

En cet fin d’après-midi d’automne, le soleil rasant dessine des ombres allongées dans ce champ où s’est réfugié un petit troupeau de moutons. Avec ses vignes à parte de vue, ses enchaînements de collines et ses routes tortueuses bordées de cyprès, la Toscane offre des paysages parmi les plus beaux au monde.

Récompensé catégorie Paysages : Flower power

Ce sublime panache en forme de fleur à tige cassée a été créé par une fusée SpaceX au décollage. Éclairé par le soleil rasant au crépuscule, il semble surgir de derrière les montagnes enneigées de la Sierra Nevada. « C’est l’un des spectacles les plus incroyables auxquels j’ai assisté », témoigne le photographe Brandon Yoshizawa. La photo est composée de deux expositions différentes, l’une pour le ciel et l’autre pour le premier plan faiblement éclairé.

1er prix catégorie Choix du public : Dîner mérité

Le pélican blanc (Pelecanus onocrotalus) mesure jusqu’à 1,8 mètre d’envergure et peut stocker 4 kg de poisson dans son bec. Celui-ci a dû batailler pendant plus de 20 minutes pour se saisir d’un poisson volant qui tente désespérément de lui échapper en déployant ses nageoires bardées de piquants.

1er prix catégorie Jeune photographe : Phœnix

À la fin de l’hiver, en Inde, les agriculteurs brûlent l’herbe et les roseaux pour nettoyer les champs en vue de la prochaine récolte. Le feu attire les insectes, ce qui ouvre l’appétit de ce courageux Drongo royal qui s’aventure dans les flammes pour se servir. « Le calme du Drongo me rappelle l’empereur romain Néron », témoigne le jeune photographe Saptarshi Gayen, qui a baptisé son cliché Phœnix.

1er prix catégorie Macro : Peinture chinoise

Cette image n’est pas une calligraphie chinoise dessinée au pinceau, mais une photo de libellule réalisée sans trucage. Ce damoiseau, un mâle Matrona basilaris, vient de chasser son concurrent et attend à présent sa dulcinée, posé au bout de son brin d’herbe au-dessus d’un ruisseau.

Récompensé catégorie Macro : Home sweet home

« Durant mes vacances dans la maison familiale en Malaisie, j’ai entrepris de documenter autant d’espèces d’araignées sauteuses que possible en 15 jours », raconte la photographe Jesslyn Saw. Ayant repéré un nid, il lui a fallu deux jours de patience avant d’apercevoir son occupante au petit matin.

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